Mardi 2 mars 2010, de 18h30 à 19h30 à l’Université de Lausanne (Dorigny, Anthropole, salle 2024
La croix, que le discours chrétien présente comme salvatrice, était à l’origine un instrument de supplice. Dans le monde romain, on y suspendait les condamnés à mort. Les suppliciés devaient porter eux-mêmes leur croix jusqu’au lieu de l’exécution. Les évangélistes racontent que Jésus aurait invité ses disciples à porter eux aussi leur croix et à le suivre. Jésus demande-t-il de chercher la souffrance?
La piété populaire a introduit à diverses époques des chemins de croix. Nous avons peut-être en mémoire le souvenir d’images de figurants ou de dévôts se traînant avec peine jusqu’au sommet d’un chemin escarpé.
Le dolorisme mérite d’être interrogé, car le masochisme relève plutôt d’un enfermement sur soi et d’une volonté de maîtrise. Dans les Evangiles, le salut n’est pas dans la souffrance subie, mais dans la relation qui s’instaure entre Jésus et ceux qui le condamnent. Jésus indique la voie d’un profond retournement des forces destructives vers le moyen de communiquer à autrui le désir qu’il vive au-delà de ce qu’il met en œuvre aujourd’hui.
- Pierre-Yves Brandt, professeur de psychologie à la Faculté de théologie et de sciences des religions, Université de Lausanne (UNIL).
- Dans le cadre du cours public de l'UNIL: «La croix dans tous ses états».
- Prix: 12 fr. (60 fr. pour les six conférences de l’UNIL)
AVS, apprentis, chômeurs: 8 fr. (40 fr. pour les six conférence de l’UNIL)
Gratuit pour les membres de l'UNIL, de Connaissance 3 et de la Société vaudoise de théologie - Renseignements: 021 692 27 00 ou www.unil.ch/ftsr





